Micron Document
<!DOCTYPE html>
<html class="client-nojs vector-feature-language-in-header-enabled vector-feature-language-in-main-page-header-disabled vector-feature-page-tools-pinned-disabled vector-feature-toc-pinned-clientpref-0 vector-toc-not-available vector-feature-main-menu-pinned-disabled vector-feature-limited-width-clientpref-1 vector-feature-limited-width-content-enabled vector-feature-custom-font-size-clientpref-1 vector-feature-appearance-pinned-clientpref-0 vector-feature-night-mode-enabled skin-theme-clientpref-os vector-sticky-header-enabled" lang="fr" dir="ltr"><head>
<meta charset="UTF-8">
<title>Universaux</title>
<meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1.0">
<link rel="icon" type="image/png" href="./_res_/favicon.png">
<link rel="canonical" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universaux"> <link href="./_mw_/ext.cite.styles.css" rel="stylesheet" type="text/css">
<link href="./_mw_/ext.wikimediamessages.styles.css" rel="stylesheet" type="text/css">
<link href="./_mw_/skins.vector.icons.css" rel="stylesheet" type="text/css">
<link href="./_mw_/skins.vector.search.codex.styles.css" rel="stylesheet" type="text/css">
<link href="./_mw_/skins.vector.styles.css" rel="stylesheet" type="text/css">
<meta name="ResourceLoaderDynamicStyles" content="">
<link rel="stylesheet" type="text/css" href="./_mw_/site.styles.css">
<link rel="stylesheet" type="text/css" href="./_mw_/noscript.css">
<link rel="stylesheet" type="text/css" href="./_res_/footer.css">
<link rel="stylesheet" type="text/css" href="./_res_/vector-2022.css">
</head>
<body class="skin--responsive skin-vector skin-vector-search-vue mediawiki ltr sitedir-ltr mw-hide-empty-elt ns-0 ns-subject page-Universaux rootpage-Universaux skin-vector-2022 action-view">
<div class="mw-page-container">
<div class="mw-page-container-inner">
<div class="mw-content-container">
<main id="content" class="mw-body">
<header class="mw-body-header vector-page-titlebar">
<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><span class="mw-page-title-main">Universaux</span></h1>
</header>
<a id="top"></a>
<div id="bodyContent" class="vector-body ve-init-mw-desktopArticleTarget-targetContainer" aria-labelledby="firstHeading" data-mw-ve-target-container="">
<div id="contentSub">
<div id="mw-content-subtitle"></div>
</div>
<div id="mw-content-text" class="mw-body-content mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr"><div class="mw-content-ltr mw-parser-output" lang="fr" dir="ltr">
<p>En <a href="M%C3%A9taphysique" title="Métaphysique">métaphysique</a>, les <b>universaux</b> sont des types, des propriétés ou des relations qui ont un caractère universel au sens où ils peuvent, selon <a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a>, être «&nbsp;dits de plusieurs&nbsp;», c'est-à-dire être conçus comme propres à plusieurs choses singulières différentes. <span class="need_ref" title="Une source est souhaitée pour ce passage." style="cursor:help;">Les universaux sont une manière de comprendre</span><sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;">[<abbr class="abbr" title="référence">réf.</abbr>&nbsp;souhaitée]</sup> ce qui est commun aux choses singulières que, par opposition, l'on nomme les «&nbsp;particuliers&nbsp;».
Par exemple, la «&nbsp;chevalinité&nbsp;», la circularité, ou la «&nbsp;parentité&nbsp;» sont des universaux opposés aux particuliers que sont <i>tel cheval</i>, <i>tel cercle</i> ou <i>tel parent</i>.
</p><p>La question centrale débattue en métaphysique est alors de savoir si les universaux ont une existence en soi (<a href="R%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Réalisme (philosophie)">réalisme</a>, au sens du réalisme des universaux) ou s'ils sont de simples concepts produits par l'<a href="Esprit" title="Esprit">esprit</a>, qui dans le langage s’expriment par des noms (<a href="Nominalisme" title="Nominalisme">nominalisme</a>). Et s'ils ont une existence réelle, se pose ensuite la question de leur articulation avec l'existence des particuliers.
</p><p>Une querelle entre réalisme et nominalisme est déjà présente entre <a href="Platon" title="Platon">Platon</a> et <a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a>. C'est à partir du <abbr class="abbr" title="10ᵉ siècle"><span class="romain">X</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle et <abbr class="abbr" title="11ᵉ siècle"><span class="romain">XI</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle que la <a href="Scolastique" title="Scolastique">scolastique</a> médiévale reprend le débat et que la <i>Querelle des universaux</i> se développe et devient fondamentale.
</p><p>Après une éclipse relative durant la modernité, le débat est réapparu au sein de la <a href="Philosophie_analytique" title="Philosophie analytique">philosophie analytique</a> à partir du <abbr class="abbr" title="20ᵉ siècle"><span class="romain">XX</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle, notamment <i>via</i> <a href="Bertrand_Russell" title="Bertrand Russell">Bertrand Russell</a>, et surtout <a href="David_M._Armstrong" title="David M. Armstrong">David M. Armstrong</a>, qui défend une position réaliste d'inspiration aristotélicienne et coordonnée aux données scientifiques au regard des propriétés existantes. Ce débat oppose dans le champ de la <a href="M%C3%A9taphysique_analytique" title="Métaphysique analytique">métaphysique analytique</a> Armstrong et ses continuateurs aux partisans des <a href="Trope_(philosophie)" title="Trope (philosophie)">tropes</a> (propriétés irréductiblement particulières).
</p>

<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Querelle_des_universaux">Querelle des universaux</h2></div>
<p>Les universaux furent l'enjeu d'une querelle entre <a href="Logique" title="Logique">logiciens</a>. Demeurée célèbre, elle se déroula du <abbr class="abbr" title="12ᵉ siècle"><span class="romain">XII</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle au <abbr class="abbr" title="14ᵉ siècle"><span class="romain">XIV</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle. Les écoles<sup id="cite_ref-1" class="reference"><a href="#cite_note-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> s'opposaient sur la question de savoir si&nbsp;:
</p>
<ul><li>les universaux sont des objets de l'<a href="Esprit" title="Esprit">esprit</a> humain, c'est-à-dire&nbsp;:
<ul><li>soit des <a href="Concept_(philosophie)" title="Concept (philosophie)">concepts</a> ou <a href="Abstraction_(philosophie)" title="Abstraction (philosophie)">abstractions</a> (<a href="Id%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Idéalisme (philosophie)">idéalisme</a>, y compris <a href="Emmanuel_Kant" title="Emmanuel Kant">Kant</a>, et point de vue d'Aristote selon certains)</li>
<li>soit de simples noms donnés à des catégories dans le langage (<a href="Nominalisme" title="Nominalisme">nominalisme</a>)</li></ul></li>
<li>ou bien s'ils sont réels, que ce soit&nbsp;:
<ul><li>au sein des choses dans notre monde (point de vue d'Aristote selon certains)</li>
<li>ou bien dans un monde séparé des <a href="Th%C3%A9orie_des_formes" title="Théorie des formes">Idées</a> au sens <a href="Platonisme" title="Platonisme">platonicien</a>, qui serait la vraie <a href="R%C3%A9alit%C3%A9" title="Réalité">réalité</a> (<a href="R%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Réalisme (philosophie)">réalisme</a>).</li></ul></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Origine_de_la_querelle">Origine de la querelle</h3></div>
<p>Cette opposition traverse de part en part l'<a href="Histoire_de_la_philosophie_en_Occident" title="Histoire de la philosophie en Occident">histoire de la philosophie en Occident</a>. <a href="Platon" title="Platon">Platon</a>, idéaliste (en fait réaliste des Idées), et <a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a>, réaliste, ont présenté des thèses opposées. Pour Platon, les <a href="Th%C3%A9orie_des_formes" title="Théorie des formes">Idées</a> existent comme <a href="R%C3%A9alit%C3%A9" title="Réalité">réalités</a> supérieures et extérieures&nbsp;: <a href="Transcendance" title="Transcendance">transcendantes</a>. Au contraire, selon la logique constituée par <a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a>, <a href="Porphyre_de_Tyr" title="Porphyre de Tyr">Porphyre de Tyr</a> et <a href="Bo%C3%A8ce" title="Boèce">Boèce</a>, les catégories (substance, quantité, qualité, etc.)<sup id="cite_ref-2" class="reference"><a href="#cite_note-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> sont les attributs de l'être, les prédicats (le genre, mais aussi la définition, le propre, l'accident)<sup id="cite_ref-3" class="reference"><a href="#cite_note-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> sont de simples catégories logiques, et non pas des essences, des substances, et les mots se rangent sous ces catégories. La position d'Aristote est généralement comprise comme un réalisme immanent des universaux (l'Homme, la Blancheur), où ces derniers ont une existence réelle et sont instanciés, appliqués dans les choses particulières (cet homme blanc), les individus (cet homme). Il semble aussi possible de proposer une lecture moins réaliste de cette position.
</p><p><a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a> a fondé sa logique, voire sa pensée, sur la notion de prédicat (un attribut), c'est-à-dire ce qui est affirmé d'un sujet&nbsp;; dans la phrase «&nbsp;Socrate est mortel&nbsp;», «&nbsp;Socrate&nbsp;» est sujet, «&nbsp;mortel&nbsp;» prédicat. Or, un prédicat peut être donné à plusieurs sujets&nbsp;: Socrate est mortel, Callias est mortel. Les genres, soit les idées générales ou les classes englobant plusieurs espèces, par exemple la mortalité, sont des choses universelles prédicables.
</p>
<dl><dd>"Il y a des choses universelles et des choses singulières. J'appelle "universel" ce dont la nature est d'être affirmé de plusieurs sujets, et "singulier" ce qui ne le peut. Par exemple, "homme" est un terme universel, et "Callias" un terme individuel" (<i><a href="De_l'interpr%C3%A9tation" title="De l'interprétation">De l'interprétation</a></i>, 7, trad. J. Tricot).</dd></dl>
<p>Mais par "choses" (<i>pragmata</i>), Aristote entend-il des réalités concrètes ou des concepts<sup id="cite_ref-4" class="reference"><a href="#cite_note-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>?
Selon les réalistes des universaux, il faut distinguer prédicable et universel&nbsp;; le prédicable comme "ce qui est apte à être dit de plusieurs"&nbsp;: le prédicable est un terme&nbsp;; et l'universel est "ce qui est apte à être en plusieurs"&nbsp;: l'universel est une chose ou une propriété. Selon les nominalistes, prédicable et universel sont synonymes, ce sont des termes du langage mental désignant des termes (concepts ou signes)&nbsp;; ne reste que le prédicable, l'idée qu'un terme est universel quand il signifie plusieurs choses.
</p><p><a href="Alexandre_d'Aphrodise" title="Alexandre d'Aphrodise">Alexandre d'Aphrodise</a>, vers 200, a posé la question du statut ontologique de l'universel&nbsp;: quel est le mode d'être de l'universel&nbsp;? Il distingue l'universel «&nbsp;immanent aux choses&nbsp;» et l'universel «&nbsp;postérieur aux choses&nbsp;».
</p>
<dl><dd>"Le genre est postérieur à la chose (πρᾶγμα), c'est clair. Pour qu'un animal existe, il faut que le genre Animal existe, mais pour que le genre Animal existe il faut aussi que l'animal existe" (<i>Questions</i>, question I.11).</dd></dl>
<p>La question soulevée par l'<i><a href="Isagog%C3%A8" title="Isagogè">Isagogè</a></i> de <a href="Porphyre_de_Tyr" title="Porphyre de Tyr">Porphyre de Tyr</a>, vers 268, est de savoir si les genres et les espèces sont des réalités subsistantes ou des produits de l'intellect. Sont-elles séparées du sensible (incorporelles) ou immanentes au sensible (corporelles)&nbsp;?
</p>
<dl><dd>"Tout d'abord, en ce qui concerne les genres et les espèces, la question est de savoir si ce sont [I] des réalités subsistantes en elles-mêmes ou seulement [II] de simples conceptions de l'esprit, et, en admettant que ce soient des réalités substantielles, s'ils sont [Ia1] corporels ou [Ia2] incorporels, si, enfin, ils sont [Ib1] séparés ou [Ib2] ne subsistent que dans les choses sensibles et d'après elles. J'éviterai d'en parler. C'est là un problème très profond et qui exige une recherche toute différente et plus étendue" (Porphyre, <i>Isagogè</i>, I, 9-12, trad. J. Tricot).</dd></dl>
<p>Une première alternative oppose [I] le "réalisme" platonicien des Idées (les genres et les espèces, par ex. l'Abeille en son essence<sup id="cite_ref-5" class="reference"><a href="#cite_note-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, ont une existence réelle, un caractère général, comme Formes idéales, Idées séparées) au [II] conceptualisme aristotélicien ("les idées générales existent seulement dans l'esprit"). Un second choix paraît à l'intérieur de la première branche de l'alternative. Admettons la thèse platonicienne, qui pose la subsistance des universaux. Deux autres problèmes se présentent. Le deuxième problème relève de la philosophie stoïcienne&nbsp;: ces genres et espèces sont soit corporels soit incorporels. Pour des stoïciens, presque tout est corporel, sauf le lieu, le temps, le vide et l'exprimable&nbsp;; pour Platon, l'universel est un incorporel. Le troisième problème relève du débat entre Platon et Aristote&nbsp;: l'universel est soit une Forme séparée (comme le croit Platon) soit un concept mental postérieur aux choses dans l'ordre de l'être - comme le soutient Aristote, qui semble aussi attribuer une forme de réalité aux universaux, non séparés du sensible et recevant le statut d'être subsistant dans les choses.
</p><p>La solution de <a href="Bo%C3%A8ce" title="Boèce">Boèce</a><sup id="cite_ref-6" class="reference"><a href="#cite_note-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, vers 515, est composite. Selon Boèce, les universaux sont à la fois intelligibles et substantiels. Dans la réalité, ils ont une existence singulière et ont une réalité universelle dans l'esprit. Ils existent aussi en Dieu sous forme d'idées divines. C'est le réalisme modéré (repris par <a href="Thomas_d'Aquin" title="Thomas d'Aquin">Thomas d'Aquin</a>). Toutes les solutions sont bonnes. Mais Boèce introduit une distinction entre <i>voces</i> (formes générales du langage) et les <i>res</i> (choses) visées dans le discours.
</p><p>La position de <a href="Jean_Scot_%C3%89rig%C3%A8ne" title="Jean Scot Érigène">Jean Scot Érigène</a>, vers 860, relève du réalisme des universaux, et radicalement. Pour lui, le particulier est un rassemblement de propriétés universelles<sup id="cite_ref-7" class="reference"><a href="#cite_note-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Au_Moyen_Âge"><span id="Au_Moyen_.C3.82ge"></span>Au Moyen Âge</h3></div>
<p>Les universaux sont des concepts abstraits à valeur universelle&nbsp;: le genre ("le genre, c'est, par exemple, l'animal", dit Porphyre), l'espèce (par exemple, l'homme), l'homme en général, l'Humanité en soi, la qualité Blanc, le Cheval, la Chevalité. La querelle des universaux se cristallise dans l'opposition entre <i>sententia vocum</i> (doctrine des mots&nbsp;: les idées générales sont des flux de sons, pas plus) et <i>sententia rerum</i> (doctrine des choses&nbsp;: les idées générales expriment les réalités). <a href="Pierre_Ab%C3%A9lard" title="Pierre Abélard">Pierre Abélard</a> enclenche les hostilités en 1108<sup id="cite_ref-8" class="reference"><a href="#cite_note-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, en s'attaquant à son maître <a href="Guillaume_de_Champeaux" title="Guillaume de Champeaux">Guillaume de Champeaux</a> qui soutenait alors, selon les mots de Pierre Abélard, sa première théorie, la théorie de l'essence matérielle&nbsp;:
</p>
<dl><dd>"une même caractéristique se retrouve par essence en même temps tout entière dans chacun des individus du groupe, et donc la diversité ne vient aucunement de l'essence, c'est la multiplicité des accidents qui entraîne la variété"<sup id="cite_ref-9" class="reference"><a href="#cite_note-9"><span class="cite-bracket">[</span>9<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.</dd></dl>
<p>Les commentateurs néoplatoniciens (<a href="Ammonios_d'Ath%C3%A8nes" title="Ammonios d'Athènes">Ammonios d'Alexandrie</a><sup id="cite_ref-10" class="reference"><a href="#cite_note-10"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> vers 500, <a href="Simplicius_(philosophe)" title="Simplicius (philosophe)">Simplicios</a> vers 530), <a href="Avicenne" title="Avicenne">Avicenne</a>, <a href="Albert_le_Grand" title="Albert le Grand">Albert le Grand</a> ont distingué trois types d'universaux, théologiques, physiques, logiques. Trois grandes théories s'affrontent donc, selon qu'on place l'universel <i>ante rem</i> («&nbsp;avant la chose&nbsp;», antérieurement à la pluralité des êtres, donc existant par soi&nbsp;: Platon et les Idées, le réalisme des universaux) ou <i>in re</i> («&nbsp;dans la chose&nbsp;», dans la pluralité des êtres&nbsp;: Aristote<sup id="cite_ref-11" class="reference"><a href="#cite_note-11"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> et la forme immanente, le conceptualisme) ou enfin <i>post rem</i> («&nbsp;après la chose&nbsp;», postérieurement à la pluralité, donc dans l'esprit&nbsp;: les stoïciens et les concepts logiques, le nominalisme).
</p>
<dl><dd>"Platon distingue trois sortes d’universel. Le premier est antérieur à la chose&nbsp;: c’est la cause formelle qui possède d’avance et virtuellement tout l’être de la chose et existe avant elle à titre séparé et perpétuel. (...) Le deuxième universel, il dit qu’il est seulement dans la chose, et que c’est une forme imprimée aux choses à partir du premier universel (...) Quant au troisième, il dit qu’il est postérieur à la chose, parce qu’il est tiré des choses par une considération&nbsp;; et par lui, dit-il, non seulement la chose est connue, mais encore elle est connue dans sa nature propre et par application de la forme aux réalités qui la particularisent et l’individualisent" (Albert le Grand, <i>De l'intellect et de l'intelligible</i>, I, 2, 5).</dd></dl>
<p>Théorie 1&nbsp;: le <b><a href="Nominalisme" title="Nominalisme">nominalisme</a></b>, selon lequel le concept vient après la chose (<i>post rem</i>), les universaux ne sont que des mots (<i>voces</i>), souffles de voix. Le chanoine de Compiègne <a href="Roscelin_de_Compi%C3%A8gne" title="Roscelin de Compiègne">Roscelin</a>, vers 1090, affirme que les universaux sont avant tout des abstractions, qui n'ont d'existence que dans l'esprit de celui qui les forme et au moyen des mots ou des noms dont on les désigne. Les idées générales, les universaux, ne sont que mots, émissions de voix (thèse vocaliste), car seuls ont de réalité l'existence particulière, l'individu (thèse particulariste)<sup id="cite_ref-12" class="reference"><a href="#cite_note-12"><span class="cite-bracket">[</span>12<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Par exemple, le mot "Humanité" n'a aucun rapport avec la réalité, avec les hommes individuels, ce n'est qu'un flux verbal, le genre "Homme" n'a pas d'existence. Roscelin fut suivi par Rainbert de Lille, Arnulfe de Laon, Gerland de Besançon<sup id="cite_ref-13" class="reference"><a href="#cite_note-13"><span class="cite-bracket">[</span>13<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Théorie 2&nbsp;: le <b>réalisme des universaux</b>, selon lequel le concept précède la chose (<i>ante rem</i>), les universaux sont vraiment des choses (<i>res</i>), des réalités qui existent hors de l'esprit humain, avant les êtres particuliers. Le "réaliste" des essences soutient que les universaux sont des choses, ont une réalité ontologique (thèse platoniste), et que les concepts ne sont pas que des noms, des mots, ils ont un fondement dans la réalité (thèse réiste, anti-noministe)<sup id="cite_ref-14" class="reference"><a href="#cite_note-14"><span class="cite-bracket">[</span>14<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Par exemple, il y a quelque chose de l'homme (terme universel) en tout homme (chose particulière). Ainsi pensent <a href="Guillaume_de_Champeaux" title="Guillaume de Champeaux">Guillaume de Champeaux</a> vers 1100, <a href="Anselme_de_Laon" title="Anselme de Laon">Anselme de Laon</a> vers 1110, puis, vers 1140, <a href="Alb%C3%A9ric_de_Reims" title="Albéric de Reims">Albéric de Reims</a>, <a href="Robert_de_Melun_(mort_en_1167)" title="Robert de Melun (mort en 1167)">Robert de Melun</a>, <a href="Gilbert_de_La_Porr%C3%A9e" title="Gilbert de La Porrée">Gilbert de La Porrée</a>, <a href="Gautier_de_Mortagne" title="Gautier de Mortagne">Gautier de Mortagne</a>. Pour Guillaume de Champeaux (c'est sa seconde théorie, après 1108&nbsp;: la théorie de la non-différence), l'universel est une nature en laquelle les singuliers ne se distinguent pas<sup id="cite_ref-15" class="reference"><a href="#cite_note-15"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, "les hommes singuliers, distincts en eux-mêmes, sont un même être dans l'homme"<sup id="cite_ref-16" class="reference"><a href="#cite_note-16"><span class="cite-bracket">[</span>16<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;; déjà Platon soutenait cette théorie de la non-différence, en soutenant que la Forme est "ce par quoi des choses ne diffèrent pas"<sup id="cite_ref-17" class="reference"><a href="#cite_note-17"><span class="cite-bracket">[</span>17<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les disciples de <a href="Robert_de_Melun_(mort_en_1167)" title="Robert de Melun (mort en 1167)">Robert de Melun</a>, dans l’<i>Ars meliduna</i> (L'Art de Melun), présentent deux théories réalistes&nbsp;: 1) l'universel est une chose intelligible participable par plusieurs, 2) l'universel est une essence indifférente de plusieurs choses<sup id="cite_ref-18" class="reference"><a href="#cite_note-18"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Défendent le réalisme&nbsp;: <a href="Robert_Grosset%C3%AAte" title="Robert Grossetête">Robert Grossetête</a>, <a href="Albert_le_Grand" title="Albert le Grand">Albert le Grand</a><sup id="cite_ref-19" class="reference"><a href="#cite_note-19"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, <a href="Thomas_d'Aquin" title="Thomas d'Aquin">Thomas d'Aquin</a><sup id="cite_ref-20" class="reference"><a href="#cite_note-20"><span class="cite-bracket">[</span>20<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, <a href="Jean_Duns_Scot" title="Jean Duns Scot">Jean Duns Scot</a><sup id="cite_ref-21" class="reference"><a href="#cite_note-21"><span class="cite-bracket">[</span>21<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, <a href="John_Wyclif" title="John Wyclif">John Wyclif</a><sup id="cite_ref-22" class="reference"><a href="#cite_note-22"><span class="cite-bracket">[</span>22<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, <a href="J%C3%A9r%C3%B4me_de_Prague" title="Jérôme de Prague">Jérôme de Prague</a>, etc.
</p><p>Théorie 3&nbsp;: le <b><a href="Conceptualisme" title="Conceptualisme">conceptualisme</a></b>, selon lequel le concept est dans la chose (<i>in re</i>), les universaux sont en réalité des concepts (<i>intellectus</i>, <i>conceptus</i>), des constructions mentales mais en rapport avec la réalité. Vers 1108, <a href="Pierre_Ab%C3%A9lard" title="Pierre Abélard">Pierre Abélard</a>, ancien élève de Roscelin à Loches (entre 1093 et 1099&nbsp;?) puis de Guillaume de Champeaux à Paris (vers 1100), cherche une position médiane&nbsp;: le <a href="Conceptualisme" title="Conceptualisme">conceptualisme</a>. Cette variété de nominalisme résulte de l'impossibilité d'attribuer un statut réel à l'universel pensé. Selon Abélard, le <a href="R%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Réalisme (philosophie)">réalisme</a> des universaux de Guillaume de Champeaux aboutit à des contradictions&nbsp;: comment une essence humaine peut-elle se trouver tout entière chez Paul ou chez Pierre&nbsp;? Chaque être est singulier et irréductible. Seul l'individu existe réellement et substantiellement. Selon son maître <a href="Guillaume_de_Champeaux" title="Guillaume de Champeaux">Guillaume de Champeaux</a>, les hommes ont tous la même essence, mais elle subit des modifications accidentelles. Abélard conclut que l'universel concerne les individus en tant qu'ils s'accordent dans le fait d'être homme. L'universalité ne peut être que de l'ordre du langage (thèse nominaliste), car les concepts généraux sont des noms qui rendent compte des choses sans être eux-mêmes des choses (thèse noministe, anti-réiste). Par exemple, il n'y a pas un homme qui représente tout l'Homme, mais, dès lors qu'on trouve un homme, qu'on use du mot "homme", on élabore le concept d'homme. Abélard prend l'exemple de la rose<sup id="cite_ref-23" class="reference"><a href="#cite_note-23"><span class="cite-bracket">[</span>23<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Même s'il n'y avait plus une seule rose au monde, le nom «&nbsp;rose&nbsp;» aurait une signification pour l'entendement.
</p><p>Des théories intermédiaires existent.
</p><p><a href="Thomas_d'Aquin" title="Thomas d'Aquin">Thomas d'Aquin</a> (1225-1274) défend un réalisme des universaux modéré. Pour lui, les universaux expriment bien la nature des choses, mais leur état d'universalité ne leur est conféré que par l'esprit. L'universel représente réellement les natures, mais vues dans un état de subjectivité<sup id="cite_ref-24" class="reference"><a href="#cite_note-24"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p><a href="Jean_Duns_Scot" title="Jean Duns Scot">Jean Duns Scot</a><sup id="cite_ref-25" class="reference"><a href="#cite_note-25"><span class="cite-bracket">[</span>25<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> (1265-1308) adopte un réalisme subtil. Il soutient que si l'universalité est attribuée par l'esprit aux entités particulières, il reste que celles-ci possèdent une nature commune, qui est comme telle indifférente à l'universalité ou à la particularité. Cette nature commune est particularisée dans l'être, où chaque individu possède une essence singulière ou <a href="Ecc%C3%A9it%C3%A9" title="Eccéité">haeccéité</a>. Elle est conçue comme universelle par l'esprit, mais sur la base du fondement réel qu'elle constitue dans les choses. Duns Scot affirme ainsi que l'on ne peut extraire l'universel du particulier, ni saisir la particularité d'un individu comme telle. L'esprit ne peut que procéder à une distinction formelle, par laquelle on distingue nature commune et nature commune individuée. Cette distinction se caractérise par le fait qu'elle distingue des traits qui ne sont pas réellement séparables, mais qui possèdent un fondement <i>in rebus</i> (dans les choses).
</p><p>Gauthier Burley représente le réalisme radical (<i>De universalibus</i>, <i>Des universaux</i>, 1337). Pour lui, une proposition logique est comme un agrégat d'objets.
</p><p>La querelle philosophique entre nominalistes et réalistes, très vive du <abbr class="abbr" title="14ᵉ siècle"><span class="romain">XIV</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr> au <abbr class="abbr" title="15ᵉ siècle"><span class="romain">XV</span><sup style="font-size:72%">e</sup></abbr>&nbsp;siècle<sup id="cite_ref-26" class="reference"><a href="#cite_note-26"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, a pris un tour politique. Le <time class="nowrap" datetime="1339-10-03" data-sort-value="1339-10-03">25 septembre 1339</time> la faculté des arts de l'université de Paris interdit la doctrine de <a href="Guillaume_d'Ockham" title="Guillaume d'Ockham">Guillaume d'Ockham</a> (1285-1347) d'enseignement tant dans le public que dans le privé. Le <time class="nowrap" datetime="1341-10-18" data-sort-value="1341-10-18">10 octobre 1341</time>, la faculté rend obligatoire le serment de ne pas soutenir la <i>scientia okamica</i> (la doctrine d'Ockham). Le statut du <time class="nowrap" datetime="1341-01-06" data-sort-value="1341-01-06">29 décembre 1340</time> interdit, non pas vraiment Guillaume d'Ockham, plutôt ceux qui, défendant le terminisme (expliquer sémantiquement les termes, plutôt que les propositions), veulent juger les propositions selon le sens littéral seul, chose qui menace "les propositions bibliques" et les auteurs faisant autorité. Le <time class="nowrap" datetime="1474-03-10" data-sort-value="1474-03-10"><abbr class="abbr" title="premier">1<sup>er</sup></abbr> mars 1474</time>, par l'édit de Senlis, <a href="Louis_XI" title="Louis XI">Louis XI</a> interdit l'enseignement des «&nbsp;rénovateurs&nbsp;»&nbsp;: "<a href="Guillaume_d'Ockham" title="Guillaume d'Ockham">Guillaume d'Ockham</a>, <a href="Jean_de_Mirecourt" title="Jean de Mirecourt">Jean de Mirecourt</a>, <a href="Gr%C3%A9goire_de_Rimini" title="Grégoire de Rimini">Grégoire de Rimini</a>, <a href="Jean_Buridan" title="Jean Buridan">Jean Buridan</a>, <a href="Pierre_d'Ailly" title="Pierre d'Ailly">Pierre d'Ailly</a>, <a href="Marsile_d'Inghen" title="Marsile d'Inghen">Marsile d'Inghen</a>, Adam Dorp, <a href="Albert_de_Saxe_(philosophe)" title="Albert de Saxe (philosophe)">Albert de Saxe</a> et leurs semblables (les autres Nominaux)". En 1474, les maîtres nominalistes (<i>magistri nominales</i>) de Paris adressent à Louis XI un <i>Mémoire</i> pour se défendre&nbsp;; ils prônent deux règles&nbsp;: «&nbsp;ne pas multiplier les choses selon la multiplicité des termes&nbsp;» (c'est le principe d'économie attribué à Guillaume d'Ockham), étudier soigneusement «&nbsp;les propriétés des termes dont dépendent la vérité et la fausseté des discours&nbsp;» (c'est la pratique moderne de "l'analyse logico-sémantique", comme dit <a href="Alain_de_Libera" title="Alain de Libera">Alain de Libera</a>). En <time class="nowrap" datetime="1481-01" data-sort-value="1481-01">janvier 1481</time>, Louis XI met fin à la crise en ordonnant de ne plus sceller et clouer (pour empêcher leur lecture) «&nbsp;dans les collèges de l'université de Paris&nbsp;» tous les livres des Nominaux<sup id="cite_ref-27" class="reference"><a href="#cite_note-27"><span class="cite-bracket">[</span>27<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Dans_les_temps_modernes">Dans les temps modernes</h2></div>

<p>En 1911-1912, <a href="Bertrand_Russell" title="Bertrand Russell">Bertrand Russell</a> («&nbsp;On the Relations of Universals and Particulars&nbsp;») n'admet que deux classes d’entités réelles&nbsp;: les particuliers (objets physiques, sensations, etc.), les universaux (prédicats et relations).
</p><p><a href="David_M._Armstrong" title="David M. Armstrong">David M. Armstrong</a>, philosophe australien, distingue en 1989 six théories<sup id="cite_ref-28" class="reference"><a href="#cite_note-28"><span class="cite-bracket">[</span>28<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;:
</p>
<ol><li>Théorie des classes naturelles primitives (<i>primitive natural class view</i>)&nbsp;: la classe de toutes les choses blanches constitue une classe naturelle présentant un degré suffisant de naturalité (<i>a class with a reasonable degree of naturalness</i>). C’est tout ce que l’on peut dire à propos de ce qui fait qu’une chose blanche est blanche.</li>
<li><a href="Nominalisme" title="Nominalisme">Nominalisme</a> fondé sur la ressemblance (<i>resemblance nominalism</i>)&nbsp;: les choses blanches constituent une classe naturelle en vertu du fait objectif qu’elles se ressemblent toutes à un certain degré. La ressemblance est un fait objectif mais non analysable.</li>
<li>Admission d’universaux (<i>universals</i>)&nbsp;: toutes les choses blanches ont en commun une propriété identique (ou un ensemble de propriétés légèrement différentes correspondant aux diverses nuances du blanc).</li>
<li>Théorie des classes naturelles de tropes (<i>natural classes of tropes</i>): chaque chose blanche a sa propre propriété de blancheur, entièrement distincte [des autres blancheurs]. La classe des blancheurs constitue une classe naturelle primitive.</li>
<li>Théorie des classes de tropes fondées sur la ressemblance (<i>resemblance classes of tropes</i>)&nbsp;: chaque chose blanche a sa propre propriété de blancheur, mais les membres de la classe des blancheurs se ressemblent tous plus ou moins étroitement, la ressemblance étant un élément primitif (<i>indérivable</i>).</li>
<li>Admission de tropes et d’universaux (<i>tropes plus universals</i>)&nbsp;: chaque chose blanche a sa propre propriété de blancheur, mais ces propriétés particulières elles-mêmes ont chacune une propriété universelle de blancheur.</li></ol>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Exemples">Exemples</h2></div>
<p>Par exemple, les lois que tente de formuler la physique semblent impliquer des universaux. On oppose traditionnellement une conception régulariste des lois de la nature (les lois ne sont que la formulation de régularités constatées) à une conception plus réaliste, comme celle de <a href="David_M._Armstrong" title="David M. Armstrong">David M. Armstrong</a>, où ces lois sont conçues comme des <span class="need_ref" title="Ce passage manque de clarté ; plus de précisions sont nécessaires." style="cursor:help;">relations</span><sup class="need_ref_tag" style="padding-left:2px;">[précision&nbsp;nécessaire]</sup> entre universaux, c'est-à-dire entre propriétés universelles.
</p><p>Exemples de philosophes nominalistes&nbsp;:
</p>
<ul><li><a href="Pierre_d'Ailly" title="Pierre d'Ailly">Pierre d'Ailly</a>, auteur de l'<a href="Imago_mundi_(litt%C3%A9rature)" title="Imago mundi (littérature)">Imago mundi</a>.</li>
<li><a href="Guillaume_d'Ockham" title="Guillaume d'Ockham">Guillaume d'Ockham</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="La_querelle_des_Universaux_en_Inde">La querelle des Universaux en Inde</h2></div>
<p>Les écoles hindoues Nyāya-Vaiśeṣika et <a href="Mimamsa" title="Mimamsa">Mīmāṃsā</a> défendent le réalisme<sup id="cite_ref-29" class="reference"><a href="#cite_note-29"><span class="cite-bracket">[</span>29<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. L'école bouddhique <a href="Sautr%C4%81ntika" title="Sautrāntika">sautrāntika</a> nie les universaux<sup id="cite_ref-30" class="reference"><a href="#cite_note-30"><span class="cite-bracket">[</span>30<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Bibliographie">Bibliographie</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Textes_classiques_par_ordre_chronologique">Textes classiques par ordre chronologique</h3></div>
<p>Anthologie&nbsp;: P. V. Spade, <i>Five texts on the Mediaeval Problem of Universals. Porphyry, Boethius, Abelard, Duns Scotus, Ockham</i>, Indianapolis, Hackett Publishing Company, 1994.
</p>
<ul><li><a href="Platon" title="Platon">Platon</a>, <i>La République</i>, V, 475-476&nbsp;; <i>Théétète</i>, 185-186&nbsp;; <i>Parménide</i>, 132-135, 141&nbsp;; <i>Le sophiste</i>, 244, 255.</li>
<li><a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a>, <i><a href="Topiques_(Aristote)" title="Topiques (Aristote)">Topiques</a></i>, I, 4 (les 4 ou 5 prédicables, universaux&nbsp;: définition, propre, genre avec différence spécifique, accident)&nbsp;; <i>Catégories</i>, 2 (les genres, pas dans les choses)&nbsp;; <i>De l'interprétation</i>, 7 (l'universel)&nbsp;; <i>Métaphysique</i>, Z (anti-platonisme).</li>
<li><a href="Porphyre_de_Tyr" title="Porphyre de Tyr">Porphyre de Tyr</a>, <i><a href="Isagog%C3%A8" title="Isagogè">Isagogè</a></i> (vers 268), trad. Alain de Libera et A.-Ph. Segonds, Vrin, 1995.</li>
<li><a href="Pierre_Ab%C3%A9lard" title="Pierre Abélard">Pierre Abélard</a>, <i>Logica Ingredientibus</i> (<i>Logique pour débutants</i>, avant 1121) ou <i>Gloses de Milan</i>, in B. Geyer (édi.), <i>Peter Abaelards philosophische Schriften</i>, Münster, Aschendorff, 1919-1927.</li>
<li><a href="Jean_Duns_Scot" title="Jean Duns Scot">Jean Duns Scot</a>, <i>Le principe d'individuation</i> (vers 1300), traduit du latin par G. Sondag, Vrin, 2005. Extrait de l’<i>Ordinatio</i> (Ordennancement) (II, dist. 3, partie 1, qu. 1-7)</li>
<li><a href="Guillaume_d'Ockham" title="Guillaume d'Ockham">Guillaume d'Ockham</a>, <i>Somme de logique</i> (1323), <abbr class="abbr" title="première">I<sup>re</sup></abbr> partie, trad. J. Biard, Mauvezin, TER, 1988.</li>
<li><a href="Bertrand_Russell" title="Bertrand Russell">Bertrand Russell</a>, «&nbsp;On the Relations of Universals and Particulars&nbsp;» (1911-1912).</li>
<li><a href="David_M._Armstrong" title="David M. Armstrong">David M. Armstrong</a>, <i>Les Universaux. Une introduction partisane</i> (1989), traduit de l'anglais par S. Dunand, Br. Langlet et J.-M. Monnoyer, Ithaque, coll. "Science &amp; Métaphysique", 2010.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Études_par_ordre_alphabétique"><span id=".C3.89tudes_par_ordre_alphab.C3.A9tique"></span>Études par ordre alphabétique</h3></div>
<ul><li>V. Carraud et S. Chauvier (édi.), "Le réalisme des universaux", <i>Cahiers de philosophie de l'université de Caen</i>, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;38-39, 2002.</li>
<li>P. V. Spade,
<ul><li><i>Five Texts on the Mediaeval Problem of Universals</i> (Porphyre de Tyr, Boèce, Pierre Abélard, Jean Duns Scot, Guillaume d'Ockham), Indianapolis, Hackett, 1994 <a rel="nofollow" class="external text" href="https://books.google.com/books?id=FZ0lGvQr_H8C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=%22Five+Texts+on+the+Mediaeval+Problem+of+Universals%22&amp;source=bl&amp;ots=4AfPaj_CYV&amp;sig=szDvhJyjepqQxmWaXA1r4idpTBI&amp;hl=fr&amp;ei=pSv0TLzmJ9qM4gbA-IDIAQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;sqi=2&amp;ved=0CBgQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false">- Google Livres</a></li>
<li><a rel="nofollow" class="external text" href="http://pvspade.com/Logic/docs/univers.pdf"><i>History of the Problem of Universals in the Middle Ages. Notes and Texts</i>, 1995</a></li></ul></li>
<li><a href="Alain_de_Libera" title="Alain de Libera">Alain de Libera</a>, <i>La Querelle des universaux</i>, Paris, Seuil, 1996&nbsp;; <i>L'Art des généralités</i>, Aubier, 1999.</li>
<li>Laurent Cesalli, <i>Le réalisme propositionnel. Sémantique et ontologie des propositions chez Jean Duns Scot, Gauthier Burley, Richard Brinkley et Jean Wyclif</i>, Vrin 2007.</li>
<li>Christophe Erismann, <i>L’homme commun. La genèse du réalisme ontologique durant le haut Moyen Âge</i>, Vrin 2011.</li>
<li>David Piché, <i>Le problème des universaux à la faculté des arts de Paris entre 1230 et 1260</i>, Vrin 2005.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap mw-references-columns"><ol class="references">
<li id="cite_note-1"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-1">↑</a> </span><span class="reference-text">Ceux qui voyaient dans les productions de la philosophie scolastique des subtilités inutiles ont régulièrement décrit le débat comme un exemple typique de ces dernières. Entre autres cet exemple dans <i>La Révolte des anges</i> où <a href="Anatole_France" title="Anatole France">Anatole France</a> fait parler un démon qui, caché au Moyen Âge sous le froc d'un moine, raconte la vie de son couvent&nbsp;:

«&nbsp;Tandis que, sous les murs de l'abbaye, les petits enfants jouaient à la marelle, nos religieux se livraient à un autre jeu aussi vain et auquel pourtant je m'amusai avec eux&nbsp;; car il faut tuer le temps, et c'est même là, si l'on y songe, l'unique emploi de la vie. Notre jeu était un jeu de mots qui plaisait à nos esprits, à la fois subtils et grossiers, enflammait les écoles et troublait la chrétienté tout entière. Nous formions deux camps. L'un des camps soutenait qu'avant qu'il y eût des pommes, il y avait la Pomme [...] qu'avant qu'il y eût des pieds et des culs en ce monde, le Coup de pied au cul résidait de toute éternité dans le sein de Dieu. L'autre camp répondait que, au contraire, les pommes donnèrent à l'homme l'idée de pomme [...] et que le coup de pied au cul n'exista qu'après avoir été dûment donné et reçu. Les joueurs s'échauffaient et en venaient aux mains. J'étais du second parti, qui contentait mieux ma raison et qui fut, en effet, condamné par le Concile de Soissons&nbsp;».</span>
</li>
<li id="cite_note-2"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-2">↑</a> </span><span class="reference-text">Aristote, <i><a href="Cat%C3%A9gories_(Aristote)" title="Catégories (Aristote)">Les Catégories</a></i>, IV. Les dix catégories&nbsp;: «&nbsp;Substance, Quantité, Qualité, Relation, Lieu, Temps, Position, Possession, Activité, Passivité&nbsp;».</span>
</li>
<li id="cite_note-3"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-3">↑</a> </span><span class="reference-text">Aristote, <i><a href="Topiques_(Aristote)" title="Topiques (Aristote)">Topiques</a></i>, I, 4, 101 b 25&nbsp;; I, 5. Les cinq prédicables (universaux logiques)&nbsp;: «&nbsp;la définition, le propre, le genre [avec la différence spécifique] et l'accident&nbsp;».</span>
</li>
<li id="cite_note-4"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-4">↑</a> </span><span class="reference-text">Pierre Hadot, "Sur divers sens du mot <i>pragma</i> dans la tradition philosophique grecque", in Pierre Aubenque (édi.), <i>Concepts et catégories dans la pensée antique</i>, Vrin, 1980, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;312.</span>
</li>
<li id="cite_note-5"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-5">↑</a> </span><span class="reference-text">Platon, <i><a href="M%C3%A9non" title="Ménon">Ménon</a></i>, 72 b.</span>
</li>
<li id="cite_note-6"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-6">↑</a> </span><span class="reference-text">Boèce, <i>In Categorias Aristotelis Libri Quatuor</i> (Commentaire aux <i>Catégories</i> d'Aristote) (515), PL, 64.</span>
</li>
<li id="cite_note-7"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-7">↑</a> </span><span class="reference-text">Christophe Erismann, "<i>Generalis essentia</i>. La théorie érigénienne de l'ousia et le problème des universaux", in <i>Archives d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge</i>, 2002, 1, t. 69, Vrin.</span>
</li>
<li id="cite_note-8"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-8">↑</a> </span><span class="reference-text">Pierre Abélard, <i>Logica Ingredientibus</i> ("Logique. Pour débutants", 1117-1121, ou vers 1130), éd. Bernhard Geyer, Abaelards philosophische Schriften, "Commentary on Porphyry's Isagoge", in <i>Beiträge zur Geschichte der Philosophie und Theologie des Mittelalters</i>, 21, 1, éd. Aschendorff, Munster, 1919, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">10-16</span>&nbsp;; trad. an. P. V. Spade, <i>Five Texts on the Mediaeval Problem of Universals</i>, Indianapolis, Hackett Publishing, 1994, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;46 sq.</span>
</li>
<li id="cite_note-9"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-9">↑</a> </span><span class="reference-text">Guillaume de Champeaux, premier réaliste au Moyen Âge (vers 1100)&nbsp;: selon Pierre Abélard, <i>Histoire de mes malheurs</i> (= Lettre 1) (1132), <i>Héloïse et Abélard. Lettres et Vies</i>, trad. Y. Ferroul, Garnier-Flammarion, 1996, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;44. Georges Lefèvre, <i>Les Variations de Guillaume de Champeaux et la question des universaux. Étude suivie de documents originaux</i> (1898), <a href="Nabu_Press" title="Nabu Press">Nabu Press</a>, 2010, 94 p.</span>
</li>
<li id="cite_note-10"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-10">↑</a> </span><span class="reference-text">Ammonios d'Alexandrie, <i>Commentaire sur l'Isagoge de Porphyre de Tyr</i>&nbsp;: <i>In Porphyrii Isagogen sive V Voces commentarium</i>, édi. par A. Busse, Berlin, 1891, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;41.</span>
</li>
<li id="cite_note-11"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-11">↑</a> </span><span class="reference-text">Aristote, <i><a href="De_l'%C3%A2me" title="De l'âme">De l'âme</a></i>, I, 1, 403 b 2-3&nbsp;: "Il faut nécessairement, si la chose est, qu'elle soit dans une matière spéciale."</span>
</li>
<li id="cite_note-12"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-12">↑</a> </span><span class="reference-text">Roscelin de Compiègne, premier nominaliste au Moyen Âge (vers 1090)&nbsp;: Anselme de Cantorbéry, <i>Lettre sur l'incarnation du Verbe</i> (1094), chap. 1, trad. M. Corbin et A. Galonnier, Cerf, 1988. Alain de Libera, <i>La Querelle des universaux</i>, Seuil, 1996, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">142-146</span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-13"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-13">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Van_Steenberghen1963"><span class="ouvrage" id="Fernand_Van_Steenberghen1963">Fernand <span class="nom_auteur">Van Steenberghen</span>, «&nbsp;<cite style="font-style:normal">L. M. de Rijk, Garlandus Compotista, Dialectica. First Edition of the Manuscripts with an Introduction on the Life and Works of the Author and on the Contents of the present Work</cite>&nbsp;», <i>Revue Philosophique de Louvain</i>, <abbr class="abbr" title="volume">vol.</abbr>&nbsp;61, <abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;69,‎ <time>1963</time>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">132–133</span> <small style="line-height:1em;">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1963_num_61_69_5199_t1_0132_0000_1">lire en ligne</a>, consulté le <time class="nowrap" datetime="2021-02-25" data-sort-value="2021-02-25">25 février 2021</time>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;rft.genre=article&amp;rft.atitle=L.+M.+de+Rijk%2C+Garlandus+Compotista%2C+Dialectica.+First+Edition+of+the+Manuscripts+with+an+Introduction+on+the+Life+and+Works+of+the+Author+and+on+the+Contents+of+the+present+Work&amp;rft.jtitle=Revue+Philosophique+de+Louvain&amp;rft.issue=69&amp;rft.aulast=Van+Steenberghen&amp;rft.aufirst=Fernand&amp;rft.date=1963&amp;rft.volume=61&amp;rft.pages=132%E2%80%93133&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AUniversaux"></span></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-14"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-14">↑</a> </span><span class="reference-text">Benoît Patar, <i>Dictionnaire des philosophes médiévaux</i>, Fides, Canada, 2006, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;313 sur les noministes, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;360 sur les réistes. Alain de Libera, <i>La Querelle des universaux</i>, Seuil, 1996, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">132-175</span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-15"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-15">↑</a> </span><span class="reference-text">Guillaume de Champeaux, selon Pierre Abélard, <i>Histoire de mes malheurs</i>, in <i>Héloïse et Abélard. Lettres et Vies</i>, trad. Y. Ferroul, Garnier-Flammarion, 1996, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;44.</span>
</li>
<li id="cite_note-16"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-16">↑</a> </span><span class="reference-text">Guillaume de Champeaux selon Pierre Abélard, <i>Logica Ingredientibus</i>.</span>
</li>
<li id="cite_note-17"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-17">↑</a> </span><span class="reference-text">Platon, <i>Ménon</i>, 72.</span>
</li>
<li id="cite_note-18"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-18">↑</a> </span><span class="reference-text"><i>Ars Meliduna</i> (entre 1154 et 1180), éd. partielle L. M. De Rijk, <i>Logica modernorum</i>, Assen (Pays-Bas), Van Gorcum, t. II, partie 1, 1967, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">291-390</span>.</span>
</li>
<li id="cite_note-19"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-19">↑</a> </span><span class="reference-text">Albert le Grand, <i>De praedicabilibus</i> (Des prédicats), II, 3, in <i>Opera</i>, éd. Borgnet, 1890, t. I.</span>
</li>
<li id="cite_note-20"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-20">↑</a> </span><span class="reference-text">Thomas d'Aquin, <i>Somme théologique</i>, I, qu. 30, art. 4.</span>
</li>
<li id="cite_note-21"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-21">↑</a> </span><span class="reference-text">Jean Duns Scot, <i>Ordinatio</i>, II, II, 1, qu. 1&nbsp;; II, III, 1, qu. 1 et 6.</span>
</li>
<li id="cite_note-22"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-22">↑</a> </span><span class="reference-text">John Wycliffe, <i>Tractatus de universalibus</i>, chap. 9.</span>
</li>
<li id="cite_note-23"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-23">↑</a> </span><span class="reference-text">Pierre Abélard, premier conceptualiste (?) au Moyen Âge (vers 1108)&nbsp;: <i>Glossae</i> II&nbsp;: <i>Logica Ingredientibus</i> (<i>Logique pour débutants</i>, avant 1121) ou <i>Gloses de Milan</i>, 4&nbsp;: Gloses sur Porphyre, trad. an. P. V. Spade, <i>Five Texts on the Mediaeval Problem of Universals</i>, Indianapolis, Hackett Publishing, 1994 <a rel="nofollow" class="external text" href="https://books.google.com/books?id=FZ0lGvQr_H8C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Spade+%22Five+texts%22&amp;source=bl&amp;ots=4AeVej3z_Z&amp;sig=e7oWGYYzgf74o4Wx0ly0ugWPdiw&amp;hl=fr&amp;ei=mU-9TPf1E8WOjAfk56mMAg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBcQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false">- Google Livres</a>. <i>Histoire de la philosophie</i>, Gallimard, coll. "Pléiade", vol. I, 1969, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">1296-1301</span> (chapitre par Jean Jolivet).<a rel="nofollow" class="external text" href="https://books.google.com/books?id=Z_KFBlXNtLQC&amp;pg=PA164&amp;lpg=PA164&amp;dq=%22Logica+ingredientibus%22+Geyer&amp;source=bl&amp;ots=x0N1Ofu6iT&amp;sig=V9DtnaSRb-iM9EGxBayp28NjVlU&amp;hl=fr&amp;ei=3qO6TNabO8uNjAfFtpm3Aw&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBcQ6AEwAA#v=onepage&amp;q=%22Logica%20ingredientibus%22%20Geyer&amp;f=false">- Google Livres</a></span>
</li>
<li id="cite_note-24"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-24">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=1&amp;i=10637&amp;t=10637">phorum - Thomas d'Aquin en questions - Querelle des universaux...</a></span>
</li>
<li id="cite_note-25"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-25">↑</a> </span><span class="reference-text">P. V. Spade, <i>Five texts on the Mediaeval Problem of Universals. Porphyry, Boethius, Abelard, Duns Scotus, Ockham</i>, Indianapolis, Hackett Publishing Company, 1994.</span>
</li>
<li id="cite_note-26"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-26">↑</a> </span><span class="reference-text">Girard, Philippe. 2009. <i>Nicole Oresme et la querelle des universaux</i>. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal. p.19-20. https://archipel.uqam.ca/2562/1/M11040.pdf</span>
</li>
<li id="cite_note-27"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-27">↑</a> </span><span class="reference-text">Zénon Kaluza, "Le statut du 25 septembre 1339 et l'ordonnance du 2 septembre 1276", in O. Pluta (éd.), <i>Die Philosophie im 14 und 15 Jahrhundhert</i>, Amsterdam et Philadelphie, Grüner, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">343-351</span>&nbsp;; "La crise des années 1474-1482. L'interdiction du nominalisme par Louis XI<i>, in M. J. F. M. Hoenen et </i>alii<i>, </i>Philosophy and Learning...<i>, 1995, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">293-327</span>&nbsp;; "Les étapes d'une controverse. Les nominalistes et les réalistes parisiens de 1339 à 1482", in A. Le Boulluec (édi.), </i>La Controverse religieuse et ses formes<i>, Cerf, 1995, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">297-317</span>.</i></span>
</li>
<li id="cite_note-28"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-28">↑</a> </span><span class="reference-text">David M. Armstrong, <i>Universals</i>, 1989, <abbr class="abbr" title="page">p.</abbr>&nbsp;18.</span>
</li>
<li id="cite_note-29"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-29">↑</a> </span><span class="reference-text">"Perceptual Experience and Concepts in Classical Indian Philosophy", in <i>Stanford Encyclopedia of Philosopy</i> <a rel="nofollow" class="external autonumber" href="https://plato.stanford.edu/entries/perception-india/">[1]</a>.</span>
</li>
<li id="cite_note-30"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-30">↑</a> </span><span class="reference-text">Raja Ram Dravid, <i>The Problems of Universals in Indian Philosophy</i>, Delhi, Motilal Banarsidas, 1972. "Darmakîrti", in <i>Stanford Encyclopedia of Philosophy</i>. <a rel="nofollow" class="external autonumber" href="https://plato.stanford.edu/entries/dharmakiirti/">[2]</a>.</span>
</li>
</ol></div>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Voir_aussi">Voir aussi</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Articles_connexes">Articles connexes</h3></div>
<ul><li><a href="Absolu_(philosophie)" title="Absolu (philosophie)">Absolu</a> | <a href="Transcendantaux" title="Transcendantaux">Transcendantaux</a> | <a href="Cinq_universaux" title="Cinq universaux">Cinq universaux</a></li>
<li><a href="Aristote" title="Aristote">Aristote</a> | <a href="Cause_premi%C3%A8re" title="Cause première">Cause première</a> |<a href="Scolastique" title="Scolastique">Scolastique</a></li>
<li><a href="Nominalisme" title="Nominalisme">Nominalisme</a> | <a href="R%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Réalisme (philosophie)">Réalisme des universaux</a> | <a href="Conceptualisme" title="Conceptualisme">Conceptualisme</a></li>
<li><a href="R%C3%A9isme" title="Réisme">Réisme</a> | <a href="Trope_(philosophie)" title="Trope (philosophie)">Trope (philosophie)</a></li>
<li><a href="Universaux_linguistiques" title="Universaux linguistiques">Universaux linguistiques</a></li>
<li><a href="R%C3%A9alisme_(philosophie)" title="Réalisme (philosophie)">Réalisme (philosophie)</a></li>
<li><a href="M%C3%A9taphysique" title="Métaphysique">Métaphysique</a> | <a href="M%C3%A9taphysique_analytique" title="Métaphysique analytique">Métaphysique analytique</a></li>
<li><a href="Liste_des_concepts_de_la_philosophie" title="Liste des concepts de la philosophie">Liste des concepts de la philosophie</a></li>
<li><a href="Probl%C3%A8me_des_universaux" title="Problème des universaux">Problème des universaux</a></li></ul>
<div class="navbox-container" style="clear:both;">


</div>
<ul id="bandeau-portail" class="bandeau-portail"><li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la philosophie</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer skin-invert-image" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail du Moyen Âge</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer skin-invert-image" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la logique</span> </span></li> <li><span class="bandeau-portail-element"><span class="bandeau-portail-icone"><span class="noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <span class="bandeau-portail-texte">Portail de la philosophie analytique</span> </span></li> </ul></div><!--htdig_noindex--><div><div class="zim-footer">
Cet article est issu de <a class="external text" title="Dernière modification le 2025-10-27" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/?title=Universaux&amp;oldid=230115455">Wikipédia</a>. Sauf mention contraire, le texte est disponible sous <a class="external text" href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr">Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0</a>. Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.
</div>
</div><!--/htdig_noindex--></div>
</div>
</main>
</div>
</div>
</div>
<script src="./_webp_/webpHandler.js"></script>

</body></html>